dans la presse

10 juillet 2015

L’information au tamis de l’art par Yassine El Azzaz (ArtsHebdo)

Dictatures militaires, soulèvements populaires ou réformes gouvernementales sont autant de sujets qui ne manquent pas d’enflammer l’intérêt du public. Des événements transmis et analysés par les médias et leurs journalistes, qu’ils soient spécialisés ou généralistes. Rassemblés les 10 et 11 juin derniers au centre Vaugirard de l’Université Paris 2 Assas, chercheurs et artistes ont évoqué comment plasticiens, photographes et vidéastes prolongent à leur manière l’écriture de cette actualité. Autour des universitaires Frédéric Lambert et Katharina Niemeyer, organisateurs du colloque, ils ont interrogé les relations et les frontières, parfois poreuses, entre les mondes de l’information, de la communication, des industries culturelles et de l’art. Parmi les artistes présents, nous retrouvons des pionniers du traitement de l’information dans l’art, tels que Fred Forest, ainsi que de jeunes créateurs dont la démarche y consacre une large place, à l’image d’Emeric Lhuisset.

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5 février 2015

L’art de l’actualité par Par Marie Zawisza (Le Monde)

Comment une œuvre transforme-t-elle une image médiatique ? C’est l’une des questions soulevées par l’artiste sud-africaine Marlene Dumas, qui fait actuellement l’objet d’une rétrospective à la Tate Modern, à Londres. Son titre ? « The Image as Burden » (« l’image comme un fardeau »). Son origine ? Une scène du Roman de Marguerite Gautier, un film de George Cukor (1936) où Robert Taylor étreint Greta Garbo évanouie. L’image évoque aussi bien l’iconographie des pietàs que des clichés de corps tirés des décombres, ou les enfants évacués par les soldats pendant la prise d’otages de l’école de Beslan par des terroristes tchétchènes, en Ossétie du Nord, en 2004. « Je ne peins pas des gens. Je peins des images… mais ce n’est pas l’époque des peintures. C’est l’époque des images. Les gens préfèrent regarder les images plutôt que la peinture. Ou les images dans les peintures », a déclaré Marlene Dumas, qui ne cesse de collecter des visuels découpés dans la presse pour leur conférer par la peinture une autre temporalité.

Pour le sémiologue Frédéric Lambert, professeur à l’Institut français de presse de l’université Panthéon-Sorbonne et co-organisateur d’un colloque sur les « devenirs artistiques de l’information » qui se tiendra les 10 et 11 juin à Paris, « un artiste, aujourd’hui, ne peut ignorer le flux des images ».

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